Inscription à la newsletter

Francis Cabrel, l’influence de la Folk anglo-saxonne

Adolescent, le jeune Francis Cabrel, qui répète avec son groupe dans un garage près d’Agen, a un choc en écoutant le 45-tours de Bob Dylan : « Like a rolling stone ». « Et ce fut la révélation, le coup de tonnerre, la lumière », raconte l’artiste. « J’avais 16 ans et j’ai su que ma musique prendrait cette direction-là. Peu de temps après, j’ai entendu le premier album de Leonard Cohen et tout cela s’est mélangé, mais dans l’attitude, la posture, la démarche, Dylan a toujours été le modèle ».

En 2012, le chanteur d’Astaffort consacrera enfin un album à son idole de toujours, « Vise le ciel », où il adapte en français une dizaine de chansons. Mais revenons dans les 70’s : arrive donc, en pleine période disco, un jeune auteur-musicien qui met au centre de ses compositions, la guitare. Alors surnommé le mousquetaire de la chanson ou le troubadour des temps modernes, Francis Cabrel part à la conquête d’un public très vite touché par une musique élégante et fluide, pop-folk mâtiné de blues, soutenant des textes à portée universelle.

En parlant de lui, de ses amours (« Je l’aime à mourir », « Petite Marie », « Question d’équilibre »), il parle de nous. Et en citoyen concerné, tout comme Bob Dylan, il peut évoquer des sujets qui l’émeuvent comme la précarité, le racisme (« Saïd et Mohamed »), la corrida… Et le temps qui file, thème principal de son dernier opus « In Extremis », avec un sens toujours acéré du mot juste au service d’une plume sensible et poétique.

Retrouvez Francis Cabrel en concert, les 23 et 24 octobre à l’Espace Argence : infos et réservations